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A propos

Les opérations en cours


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Les centralités et les périphéries ou la question de la mixité sociale et du vivre-ensemble dans les Hauts-de-France

Historiquement la région Hauts-de-France a été maillée par des villes anciennes qui ont organisé la complémentarité entre l’urbain et le rural. La ville, dans la vieille Europe, est une organisation humaine fondée dès l’Antiquité, qui s’est développée au cours du Moyen Âge autour d’un noyau d’activités structurant les territoires. Ce maillage a ensuite été structurellement bouleversé par les deux révolutions industrielles et leur corollaire, le phénomène urbain (forte croissance urbaine accompagnée d’un important exode rural dans la seconde moitié du XIXe siècle), puis par la désindustrialisation. Aujourd’hui, sont au cœur des débats contemporains les divisions entre urbain et rural, entre centres et périphéries, tant la mondialisation et les flux instantanés ont brouillé les échelles d’appréhension des problèmes spatiaux.

À cet axe se rattachent des études riches et variées. Citons tout particulièrement : celles menées sur le patrimoine gothique, sur les industries rurales dans les départements de la Somme (val de Nièvre, Vimeu industriel…), du Pas-de-Calais (arrondissement de Saint-Omer) et de l’Oise (arrondissement de Compiègne, vallée du Thérain) ou encore sur les brasseries des départements du Nord et du Pas-de-Calais ; celle sur la ville nouvelle de Villeneuve-d’Ascq qui illustre la forte croissance urbaine de l’après-guerre et des Trente Glorieuses ; celle sur le bassin minier (héritage industriel, architectural, urbain d’une ampleur et d’une qualité incomparables à l’échelle du pays et en voie de métropolisation) ; enfin, celle sur la villégiature et du tourisme qui ont tant par leurs spécificités socioéconomiques qu’urbanistiques et architecturales, transformé de nombreux territoires des Hauts-de-France.

Villégiature et tourisme en Hauts-de-France

Étendu à l’ensemble du territoire régional, le programme de recherche a pour objectif d’approfondir et d’actualiser les recensements réalisés sur le littoral et de faire une synthèse des œuvres identifiées dans les inventaires topographiques menés depuis 1983.
Une enquête est en cours sur Compiègne et Pierrefonds (Oise).

En 2015,

  • Présentation de l’étude villes, villégiature et tourisme par Frédéric Fournis (chercheur à la DIPC), le 19 septembre à l’Association de Sauvegarde de Chantilly et son Environnement.
  • Compiègne, ville de villégiature, comment un usage a façonné un espace ? conférence par Frédéric Fournis, le 3 octobre à Compiègne. En lien avec cette étude, l’association ARCHIPOP a présenté son projet de collecte sur la ville de Compiègne.
  • Présentation du programme de recherche et de l’étude sur les villes lors de la journée de la recherche du 13 octobre organisée par la Région Picardie et l’université de Picardie Jules-Verne, au Logis du Roy à Amiens.

En 2016,

  • Les avenues de Compiègne, lieu de villégiature, conférence par Frédéric Fournis, le 28 mai 2016 octobre à Compiègne, en partenariat avec l’association des Avenues de Compiègne.

En 2018,

  • Patrimoine pour tous. En partenariat avec la Préfecture de la Somme, la Région Hauts-de-France propose aux organisateurs d’accueils collectifs de mineurs de mieux ancrer les séjours au territoire qui les accueille : découvrir plus et découvrir mieux les patrimoines de la Baie de Somme.
La ville nouvelle de Villeneuve-d’Ascq

Commencée en 2017, l’opération doit s’achever en 2020 par une publication dans les collections nationales de l’Inventaire général du patrimoine culturel.

Le bassin minier

Une nouvelle opération sur le bassin minier permettra de capitaliser sur la connaissance déjà produite tout en complétant/consolidant celle-ci, à la croisée des réflexions nourries par le service régional (sur l’urbain et le rural, l’industrialisation et l’urbanisation, la reconstruction et la reconversion…) et des enjeux d’aménagement de ce territoire. La reprise et la mise à jour des dossiers existants seront ainsi complétées par de nouvelles enquêtes de terrain.

Le canton de Villers-Cotterêts

Mise en forme électronique et mise à jour d’une opération menée en 1985-1991.

Eté 2018 : mise en ligne d’un premier lot portant sur les communes d’Ancienville, Corcy, Coyolles, Fleury, Noroy-sur-Ourcq et Soucy.

L’ensemble des dossiers sera publié à l’automne.

Le canton de La Capelle

Mise en forme électronique et mise à jour d’une opération menée de 1996 à 1998.

Le patrimoine du Vimeu industriel

Opération menée en partenariat avec le syndicat mixte Baie de Somme – 3 vallées. Commencée en 2012, elle s’est achevée en 2016. La mise en ligne prévue en 2017 a été reportée.

Les reconstructions ou la résilience des territoires des Hauts-de-France après les deux guerres mondiales

L’histoire des Hauts-de-France est peut-être avant tout celle d’un territoire frontalier, d’une frontière politique toujours artificielle et fragile car ne correspondant à aucune limite (géographique, historique, linguistique, religieuse, culturelle…). Ses territoires ont tous connu les invasions et les batailles qui ont marqué l’Europe et son Histoire jusqu’à parfois en changer le cours... et autant de destructions.
En témoigne un important patrimoine militaire qu’étudie l’Inventaire. La dernière étude en date du service concerne les ouvrages fortifiés de la première guerre mondiale dans les Weppes. Terre des champs de bataille des deux guerres mondiales, notre région a en effet été marquée au XXe siècle par les destructions et les reconstructions.
Ces dernières ne sont pas uniquement une démarche pragmatique destinée à rétablir un cadre bâti tangible (habitat, outils économiques) mais sont également une expression de résilience, un ensemble de discours desquels ressortent des représentations du territoire, de la ville ou encore de l’usine reconstruits. L’étude et la valorisation de ces paysages et de ce patrimoine des reconstructions sont une contribution de l’Inventaire à la quête de sens qui sous-tend fortement l’ambition forte d’attractivité de la Région Hauts-de-France.
Cet axe de recherche a permis l’étude du patrimoine de la première reconstruction à Arras, Béthune, dans le Santerre Haute-Somme, sur le Chemin des Dames. La seconde reconstruction a été abordée par des opérations menées à Maubeuge, à Abbeville et à Dunkerque. Plus ciblée sur les villes et le littoral que la première, davantage diffuse, l’étude de la seconde reconstruction pourrait être poursuivie par des opérations sur Calais, Boulogne-sur-Mer ou encore Beauvais et Amiens.

La Reconstruction dans les Hauts-de-France après la Grande Guerre

Dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale, ce programme de recherche, étendu à l’ensemble du territoire régional, permettra d’approfondir et d’actualiser les opérations réalisées dans la Somme pour l’exposition sur la Reconstruction dans l’est de la Somme (2003), qui a donné lieu à deux publications dans la collection des Parcours du patrimoine, et sur le Chemin des Dames (2003-2006) et dans le Pas-de-Calais, notamment à Arras et Béthune.
Cette opération doit s’achever en 2021 et donnera alors lieu à une publication dans les collections nationales de l’Inventaire général du patrimoine culturel.
Enquêtes en cours, dans le Val de Somme (80), à Bapaume (62) et dans le Chaunois.

En 2014,

  • Conférence sur l’église de Poeuilly, par Isabelle Barbedor, le samedi 20 septembre à Poeuilly (Somme), dans le cadre du programme proposé par l’association pour la recherche sur l’histoire locale pour les Journées européennes du Patrimoine.

En 2015,

  • La DIPC était présente à l’occasion du Rendez-vous du Fleuve les 12 et 13 septembre à Ham, notamment pour présenter un parcours autour de la sucrerie d’Eppeville.
  • Présentation du programme de recherche et de l’étude sur la reconstruction industrielle lors de la journée de la recherche du 13 octobre organisée par la Région Picardie et l’université de Picardie Jules-Verne, au Logis du Roy à Amiens.

En 2016,

  • La DIPC était présente au Rendez-vous d’automne à la cité-jardin de Charmes le 15 octobre à Charmes, évènement organisé par la municipalité de Charmes. Conférence par Bertrand Fournier, visites guidées de la cité-jardin avec la participation de greeters de l’Aisne Louis-Michel Connen et Jean-Pierre Mattiello, exposition de dessins produits à l’issue de l’atelier réalisé avec les classes de CM1 et CM2 de l’école publique.

En 2018

  • Conférence sur l’architecture de la Reconstruction autour de Péronne, par Isabelle Barbedor, le samedi 21 avril à Bernes (Somme), dans le cadre du programme proposé par l’association pour la recherche sur l’histoire locale.

Les réseaux et les mobilités ou les Hauts-de-France, carrefour historique des flux et des échanges de l’Europe

Les réseaux et les mobilités sont la base des relations établies entre les centralités et leurs périphéries, qu’il s’agisse de raisons commerciales, religieuses, industrielles (bassin minier), défensives, touristiques…
Une opération d’inventaire commencée sur le canal du Nord est à replacer à la fois dans le temps long de l’Histoire des réseaux de voies navigables créés depuis le XVIIIe siècle et de leurs enjeux (accélérateur de développement, consolidation des filières agricoles et industrielles, attractivité des territoires, développement urbain et transformations des paysages…) mais aussi dans l’actualité du canal Seine-Nord devant consacrer la situation extraordinaire de la région Hauts-de-France en Europe.
Au final, plus de 50 opérations d’inventaire ont été menées entre le début des années 1980 et 2018. Elles constituent un socle significatif de connaissance qu’il convient parfois de compléter ou de mettre à jour mais qui a la taille critique requise pour construire des référentiels sur le patrimoine régional des Hauts-de-France, pour proposer des projets de valorisation, pour faire de nouvelles suggestions d’opérations.

Le canal du Nord

En 2020

  • Début de l’enquête sur le canal du Nord, dans le cadre du programme de recherche sur les voies navigables en Hauts-de-France.